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      §. 8. PH. Nostre connoissance de l'identité et de la diversité
va aussi loin que nos idées, mais celle de la liaison de nos idées §. 9.
10. par rapport à leur coexistence dans un même sujet est très imparfaite
et presque nulle, §. 11. sur tout à l'egard des qualités secondes
comme couleurs, sons et gousts, §. 12. Parceque nous ne savons pas leur
connexion avec des qualités premieres, c'est à dire §. 13. comment elles
dependent de la grandeur de la figure ou du mouvement. §. 15. Nous
savons un peu d'avantage de l'incompatibilité de ces qualités secondes;
car un sujet ne peut avoir deux couleurs par exemple en même temps,
et lorsqu'il semble qu'on les voit dans une opale, ou dans une infusion
du Lignum Nephriticum , c'est dans les differentes parties de l'objet.
§. 16. Il en est de même des puissances actives et passives des corps.
Nos recherches en cette occasion doivent dependre de l'experience.
      TH. [Les idées des qualités sensibles sont confuses, et les puissances,
qui les doivent produire, ne fournissent aussi par consequent que des
idées où il entre du confus: ainsi on ne sauroit connoistre les liaisons de
ces idées autrement que par l'experience qu'autant qu'on les reduit à des
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idées distinctes, qui les accompagnent, comme on a fait (par exemple) à
l'egard des couleurs de l'arc en ciel et des prismes. Et cette methode
donne quelque commencement d'Analyse, qui est de grand usage dans la
physique; et en la poursuivant je ne doute point que la Medecine ne se
trouve plus avancée considerablement avec le temps, sur tout si le public
s'y interesse un peu mieux que jusqu'icy.]
Leibniz NEs IV, 3, §8, 363-364