— 140 —

      §. 22. PH. Or puisque tous des hommes mesurent visiblement le
temps par le mouvement des corps celestes, il est bien étrange qu'on ne
laisse pas de definir le temps la mesure du mouvement.
      TH. [Je viens de dire (par 16) comment cela se doit entendre. Il est
vray qu'Aristote dit que le temps est le nombre et non pas la mesure
du mouvement. Et en effect on peut dire que la durée se connoist
par le nombre des mouvemens periodiques egaux dont l'un commence
quand l'autre finit, par exemple par tant de revolutions de la terre ou des astres.]
Leibniz NEs II, 14, §22, 140