— 71 §7 —
      (7) Il n'y a pas moïen aussi d'expliquer comment une
Monade puisse être alterée, ou changée dans son intérieur
par quelque autre creature; puisqu'on n'y sçauroit rien
transposer, ni concevoir en elle aucun mouvement interne
qui puisse être excité, dirigé, augmenté ou diminué là-dedans;
comme cela se peut dans les composés, où il y a
du changement entre les parties. Les Monades n'ont point
de fenêtres, par lesquelles quelque chose y puisse entrer ou
sortir. Les accidens ne sçauroient se détacher, ni se promener
hors des substances, comme faisoient autresfois les
especes sensibles des scholastiques. Ainsi, ni substance, ni
accident peut entrer de dehors dans une Monade.
Leibniz Mon 71 §7